Première lettre de l’Avent

25
Nov
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Frères et sœurs, chers amis,

C’est pour moi un privilège de reprendre après une année d’interruption la rédaction de la traditionnelle lettre de l’avent. Durant quatre semaines, je nous proposerai un cheminement, un temps de réflexion, surtout un temps de mise en route. Chaque semaine, vous recevrez une lettre d’information, de réflexion ou méditative et une carte symbolisant à chaque fois une des bougies allumées. D’ailleurs, n’est-ce pas cela le sens de l’avent ? Temps d’attente pour préparer le chemin du Seigneur et nous préparer à l’accueillir ?

Dans son poème intitulé « la tiédeur de notre attente », Michel Wagner écrit : J’attends l’aube qui lèvera nos troupeaux, ou l’astre qui scintillera sur notre route. J’attends l’enfant promis qui déjà bouge en moi … J’attends, dans le froid matin, la fin de la crise et le printemps de l’espérance.

En ce 1° week-end de l’avent, je nous propose d’allumer la bougie de l’espérance, puisque le sens même de l’avent est à la fois l’avènement et l’événement. Ce qui advient, ce qui arrive. « Avènement » de celui qui m’invite à veiller, à rester vigilant, à rester attentif au signe des temps. “Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir”, avons-nous lu dans l’évangile de Marc (13 : 35) au culte de dimanche dernier.

Veiller, au lieu de se laisser aller au sommeil des habitudes, à l’insouciance des certitudes. Ouvrez l’œil, car il est déjà au milieu de nous, Emmanuel. Il habite ce monde, mystérieusement présent, au cœur de ceux qui l’accueillent et qui ont su veiller pour discerner sa présence.

En cette période de grandes crises (économiques, écologiques, identitaires, religieuses,…), Dieu compte sur nous pour être des témoins de son Espérance pour tous, pour être les signes vivants qu’avec un peu de bonne volonté, un peu de disponibilité, un peu de confiance de notre part, une brèche formidable sera créée, aussi grande que celle que la résurrection a ouverte dans le royaume de la mort. Une brèche de vie fera irruption, voilà le deuxième sens de l’avent, « l’événement ».

Et l’événement dont il est question n’est pas simplement la célébration d’une fête qui, années après années, perd de son sens premier, religieux ; mais d’abord, et surtout, l’incarnation d’un Dieu insaisissable, tout-puissant et tout impuissant à la fois, créateur de tout ce qui existe et en même temps fragile enfant emmailloté dans une modeste étable. L’avent, c’est l’invitation à ne jamais cesser d’espérer, d’avoir – comme le dit Karl Rahner – l’audace d’espérer. Espérer que le Dieu Tout-puissant me rejoint dans ma réalité tout impuissante.

Espérer que les promesses de Dieu pour nous et pour le monde ne resteront pas vaines, que la naissance, l’événement pascal de Jésus Christ et le don de l’Esprit à la Pentecôte sont encore pertinents aujourd’hui ; espérer en la Vie plus forte que la mort, en l’amour plus fort que la haine, en la grâce plus forte que la loi.

C’est d’ailleurs dans le cadre de cette espérance que nous avons l’audace, malgré l’inflation, de partager nos petites joies avec les plus faibles afin de faire naître en eux, si possible, un grand bonheur.

Ainsi, depuis dimanche, a commencé dans nos paroisses « l’opération boîte à chaussures », dont vous trouverez le principe de fonctionnement au verso de cette lettre. Par ce modeste geste, nous osons croire et espérer qu’un enfant ou un adulte, indépendamment de son appartenance religieuse ou de ses convictions, peut être au bénéfice de la lumière de Noël ; nous osons croire que nos mains de prière et de labeur pourront ainsi dénouer les ronces de l’injustice et la brume du désespoir.

Joyeuse période de l’avent et que Christ, notre espérance, soit avec tous. (1 Timothée 1 : 1)

Fraternellement, le pasteur, Maximilien LUZEKA

Principe :

Le principe est simple : dans une boîte à chaussures, vous mettez dedans quelque chose contre le froid (gant, écharpe, tricot, etc.), quelque chose de bon (Les chocolats, les confiseries, les fruits secs, les biscuits sucrés et salés, etc.), un loisirou un souvenir (livre, jeu, etc.), un mot doux (carte), un produit sanitaire ou d’hygiène (masque, savon, etc.), emballez joliment cette boîte avec du papier cadeau et indiquez dessus, si possible, « F » (si c’est un cadeau pour une femme) ou « H » (si c’est un cadeau pour un homme) et « E » (si c’est pour un enfant). N’hésitez pas de préciser la tranche d’âge si nécessaire.

Apportez votre boite surprise à l’un des cultes avant le dimanche 25 décembre ou remettez-la à un membre du conseil presbytéral.

Les boites à chaussures seront déposées au pied du sapin de la paroisse d’Amnéville (pour celles d’Amnéville et ses 2 communes paroissiales) et d’Hagondange-Maizières (pour celles de Hagondange et ses 22 communes paroissiales). Ensuite, avant le 25 décembre elles seront données au resto du cœur de Gandrange et d’Hagondange.

 

 

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